

Première apparition (manga) : Chapitre 1.
Première apparition (anime) : Episode 1.
Otonashi :
Oto (son) et Nashi (rien, zéro, moins).
Traduction littérale : silence.
Vraie traduction : gentille, obéissante, docile.
NB : Si on modifie quelque peu la prononciation, on obtient Otto Nashi, ce qui signifie sans mari. Un jeu de mot qui n'est donc pas innocent.
Kyouko :
Kyou (écho) et Ko (enfant, suffixe féminin).
Mêlé avec son nom de famille (de mariage), cela donne une oxymore. Comment peut-on avoir un écho silencieux ?
Kyoko Otonashi est la Concierge de Maison Ikkoku. Elle est arrivée soudainement pendant un après-midi et son apparition en a laissé plus d'un pantois et la prise de contact s'est avérée immédiatement concluante, particulièrement pour Godai qui tombe amoureux d'elle au premier regard. D'un âge anormalement jeune (moins de 20 ans) pour remplir une telle fonction, Kyoko a décidé d'opter pour le travail de Concierge, officiellement par amour pour les membres de la famille de son défunt mari, la Famille Otonashi. Mais c'est plus pour soulager son chagrin et meubler sa vie, car sans qualifications particulières si ce ne sont ses qualités de maîtresse de maison, elle aurait rencontré bien des problèmes dans sa vie professionnelle. Alors, cet emploi, selon elle, lui convenait à merveille. Mais elle n'est pas uniquement une simple kanrinin, le seul fait de la voir balayer la cour tous les jours même quand il n'y a rien démontre qu'elle ne se limite pas seulement à l'entretien de la maison! Par la position qu'elle occupe, elle est à tout moment au courant des aller-venues des pensionnaires, et de ce fait, elle s'informe de l'état de « sa famille ». En effet, Ikkoku comble une vie que Kyoko aurait voulue autrement moins mouvementée et plus paisible. En ce qui concerne la gestion de la Maison, on n'a absolument rien à lui reprocher, que ce soit pour l'entretien de la Maison, la réception du courrier, la lessive, le jardin, nourrir son chien, tout le monde l'encense, et en ce qui concerne les relations humaines, c'est quelque chose de plus particulier car son approche s'assimile à l'attention d'une mère pour ses enfants. Elle a réussi à faire de cette résidence de locataires farfelus (Godai est le plus normal) une vraie famille. Sa patience fut sa principale vertu car beaucoup d'autres auraient craqué. Sa gentillesse désarmante a eu raison des pires mauvais goûts des locataires, au point d'obtenir leur sympathie. On pourrait même croire que c'est de ce côté-là que Rumiko Takahashi a usé pour créer Kasumi dans Ranma ½.
Son caractère de veuve apparaît au premier anniversaire du souvenir de Soîchiro. Kyoko a perdu son mari, Soichiro, très tôt après un mariage. Ils étaient profondément amoureux l'un de l'autre et le fait de l'avoir vu quitter la vie trop tôt l'a beaucoup touchée, ce qui fait que c'est un sujet pour lequel Kyoko attache beaucoup d'amour-propre, ce que Godai comprendra. Et ce point sera toujours la source des hésitations de Kyoko quant à un possible remariage car la crainte d'admettre que l'amour qu'elle éprouva autrefois pour Soîchiro fut mensonge minerait son moral jusqu'à la fin. Pour elle, Soîchiro est un amour intouchable compte tenu du caractère pur de celui-ci, le fil rouge de l'histoire repose sur ce souvenir que n'oseront jamais attaquer ses prétendants. Mais Kyoko n'est pas un caractère unique. Elle est très sensible à cause la douleur que la perte de son mari lui a causée. Elle est très chaude et affectueuse, compréhensive car elle accepte les phénomènes qui peuplent Maison Ikkoku, et les traite comme une famille étendue, avec un régime spécial pour Godai. Et elle peut se montrer extrêmement jalouse en ce qui concerne ce dernier car elle le surveille et n'hésite pas à le réprimander si celui-ci venait à commettre une bourde. Kyoko est une personne indépendante et elle refuse d'être commandée ou manoeuvrée pour prendre des décisions contraires à sa politique de vie ! Souvent, ses parents tenteront de la ramener à la maison, à rompre les liens avec la famille Otonashi, mais Kyoko refusera tout car elle risquerait de perdre cette indépendance qui la caractérise si bien. Indépendance qu'elle abandonnera peu à peu lors de son mariage avec Godai et qui fera d'elle l'image de la femme japonaise parfaite !
Dans la relation qui l'unit à Godai et Mitaka, Kyoko adopte toujours un comportement prudent et n'hésitera jamais à les sermonner si ceux-ci se montraient trop entreprenants. Cette attitude impitoyable lui permet de réfléchir sur sa position et sur la perspective de poursuivre ou non sa vie dans le souvenir de son ancien mari. Au départ sujet tabou, elle admettra peu à peu que cette situation ne peut s'éterniser, qu'elle ne pourra pas fuir sans arrêt ses véritables sentiments et qu'elle devra tôt ou tard choisir, sous peine de tout perdre par sa faute. L'amitié qu'elle lie à la famille Otonashi et la confiance qu'elle porte à son beau-père la poussera à suivre son conseil et à ne plus vivre de cette façon. Godai scellera ce sujet par l'acceptation de Soîchiro.

Première apparition (manga) : Chapitre 1.
Première apparition (anime) : Episode 1.
Godai :
Go (cinq) et Dai (générations) : cinq générations.
Yuusaku :
Yuu (surplus, prospérité) et Saku (faire).
On peut retirer plusieurs hypothèses de la composition du prénom de Yusaku. "L'homme qui fait la prospérité", marrant pour quelqu'un qui est toujours fauché comme les blés... Pris d'une autre manière, on peut le traduire comme "surplus de travail", ce qui n'est pas faux en ce qui concerne le personnage.
Yusaku Godai est étudiant et vit chambre 5 dans Maison Ikkoku. Au départ complètement ronin (raté) et victime privilégiée des incessantes fêtes de ses voisins, Yusaku n'a pas beaucoup de courage et décide de quitter cette « maison de fous » pour ne pas à recommencer ses examens d'entrée à l'Université l'année suivante. Sans équilibre et excédé, son comportement pitoyable est sujet à toutes les moqueries de la part des locataires de la Résidence qui ne jurent que par sa perte. Mais alors qu'il allait annoncer son départ au Concierge, il tombe nez à nez avec la nouvelle Concierge. Dès la seconde où il l'a vue, Yusaku Godai tombe amoureux de Kyoko Otonashi, la nouvelle kanrinin. Cet amour l'incitera à rester à Ikkoku-kan rien que pour ses beaux yeux.
Godai est à la base un étudiant sans grand talent et la plupart du temps victime des circonstances. Malchanceux sur bien des points, il ne manque pourtant pas de volonté pour continuer à vivre et se surpassera pour réussir là où il aurait renoncé au départ. Son évolution dans la série en atteste : Il est lâche au début, et la présence de Kyoko va le pousser à refuser cette issue de secours et à faire face à la situation courageusement, tout en subissant les événements malgré tout, mais Kyoko arrivera souvent pour le dépêtrer d'une inextricable situation. Sans elle, Godai n'évoluerait pas et serait toujours un raté. Cette transformation ne fait qu'atténuer ses défauts et met en exergue ses qualités humaines. Tout à l'écoute de la Concierge qu'il respecte, il mettra en pratique tous les encouragements de celle-ci en tentant de dissimuler ses déconvenues (nombreuses mais pas insurmontables).
Son principal trait de caractère est sa trop grande gentillesse. Elle est à la base de tous ses problèmes à la résidence et de ses deux autres « relations amoureuses » Il ne faut tout de même pas lui reprocher d'avoir du bon sens et d'être attachant, mais son manque de fermeté transforme cette qualité en souffrance interminable et inexpugnable de par la mauvaise foi de ses voisins et de la persuasion de Kozué et d'Ibuki. Oui, car cette souffrance, quand elle est exposée à Kyoko, elle réduit Yusaku à l'état d'acteur face à la (mauvaise) surprise de la Concierge et le place en porte-à-faux par rapport à celle qu'il aime vraiment, ce qui retardera bien des fois une conclusion précipitée.
Godai parviendra, par la force de ses sentiments, à se défaire de ces fardeaux amoureux et à déclarer officiellement sa flamme à l'élue de son coeur.